Des responsables locaux au Mali ont annoncé la levée du siège imposé par des groupes armés sur la ville de Boni, située au centre du pays, après environ deux ans d’isolement.
Les habitants de la ville ont confirmé que la vie a commencé à revenir à la normale depuis samedi dernier, avec la possibilité pour les camions et les denrées alimentaires d’accéder à la ville par la route nationale RN16, qui relie Douentza, Boni et Gao.
Ce développement est survenu après de longues négociations qui ont duré plus d’un an, menées par des notables locaux avec l’intervention de l’Association pour la paix entre les communautés et le développement et la cohésion sociale (Api-Idec), et avec le soutien des autorités maliennes.
L’accord a abouti à l’acceptation par les combattants, appartenant au groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) lié à Al-Qaïda, de mettre fin au siège en échange de concessions faites par le gouvernement de transition.
Selon des sources sécuritaires, les autorités maliennes ont accepté de réduire la présence militaire dans la région, ce qui est une exigence fondamentale des combattants, en plus d’imposer des restrictions sur l’entrée d’hommes armés dans la ville, notamment des pêcheurs traditionnels « Dousou », qui sont considérés comme une force locale qui lutte contre les groupes armés.
Malgré cet accord, un responsable de la sécurité malienne a confirmé que les autorités n’avaient pas d’autre choix, en déclarant :
« L’Etat n’est pas en mesure de sécuriser la population, il était donc nécessaire d’aboutir à un accord. »
La levée du blocus a suscité des réactions positives dans les milieux politiques maliens. L’ancien Premier ministre Moussa Mara a salué l’accord, le qualifiant de « victoire du dialogue », tandis que le parti « Adéma » a félicité les médiateurs et les autorités pour « avoir atteint une solution pacifique et rouvert la route ».
Il est à noter que Boni avait déjà subi un blocus similaire en 2022, mais l’accord précédent avait échoué en raison du non-respect par l’Etat de la réduction de la présence militaire. Cependant, l’accord actuel a été officiellement approuvé, ce qui pourrait le rendre plus durable.
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