Un bulletin de renseignement américain secret, récemment divulgué et datant de 1978, a révélé la vision de l’administration américaine de l’époque sur les positions des parties régionales concernant le conflit au Sahara occidental, mettant en lumière les stratégies potentielles du Maroc, de la Mauritanie, de l’Algérie et du Front Polisario.
Selon le rapport, le Maroc était déterminé à maintenir sa souveraineté sur les territoires qu’il contrôle au Sahara occidental, en particulier la région riche en réserves de phosphate autour de Bou Craa, rejetant catégoriquement l’idée d’un État sahraoui indépendant s’étendant entre l’Algérie et l’océan Atlantique. Le rapport a également indiqué que Rabat pourrait accepter un référendum sur l’autonomie, mais ne serait pas d’accord avec l’option de l’indépendance.
Quant à la Mauritanie, qui était alors sous un nouveau régime militaire, le rapport la décrit comme la partie la plus flexible dans le conflit, considérant qu’elle cherche à mettre fin à la crise rapidement afin de se concentrer sur la relance de son économie.
Le rapport a révélé la disposition de Nouakchott à se retirer de la partie qu’elle contrôlait du Sahara occidental, avec une possibilité d’accepter la création d’une entité sahraouie.
D’autre part, le rapport a indiqué que la position algérienne était complexe, car l’Algérie n’avait pas de revendications territoriales directes sur le Sahara Occidental, mais elle a toujours affirmé avoir des intérêts politiques et sécuritaires dans la région.
Selon l’évaluation américaine, le Président algérien de l’époque, Houari Boumédiène, n’était pas disposé à accepter le fait accompli marocain sans préserver la dignité de son pays, mais il était pragmatique et préférait une solution négociée plutôt que la poursuite du conflit.
Quant au Front Polisario, le rapport a décrit ses dirigeants comme étant intransigeants dans leur position en faveur de l’établissement d’un État sahraoui indépendant, mais la poursuite de leurs opérations militaires dépendait en grande partie du soutien algérien.
Cette fuite d’informations survient après des décennies de conflit persistant dans la région, révèle les premières analyses américaines sur les voies de règlement potentielles qui étaient envisagées à l’époque, dont certains éléments sont encore présents dans les discussions politiques actuelles sur la question.
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