Mauritanie: Une nouvelle réserve environnementale au nord du pays

Oct 18, 2021 by deyloul

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a annoncé un nouveau projet visant à convertir une zone d’une superficie globale de 200 000 ha, en Adrar, au nord de la Mauritanie, en réserve protégée pour soutenir la biodiversité dans le pays.

Le projet est soutenu par le Global Environment Found, GEF, (Fond Global de l’Environnement) et donnera lieu à la création d’une nouvelle zone protégée dans la wilaya de l’Adrar, dans un espace qui a auparavant constitué un carrefour pour les commerçants du sel et des dattes à l’époque médiévale, connu pour ses paysages désertiques naturels d’une grande beauté et les villes de Chinguetti et Wadane, inclues au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le PNUE a affirmé dans une déclaration via son site Web que cette initiative entre dans le cadre du projet « Grande Muraille Verte », une initiative africaine de 8 000 kilomètres de longueur et traversant 11 pays, dont la Mauritanie.

Il s’agit du premier projet décennal des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, visant à lutter contre la désertification et la sécheresse en plantant de nouveaux arbres en vue de réhabiliter environ 100 millions ha de terres détériorées.

Les terrains restaurés devront permettre l’isolation de 250 millions de tonnes de carbone et la création de 10 millions de nouvelles opportunités d’emplois «verts».

«A la faveur de la décennie des Nations Unies pour restaurer l’écosystème, ces projets en Mauritanie sont essentiels à la lutte contre le changement climatique et l’atteinte des objectifs de développement durable», a déclaré Dorin Robinson, responsable de la biodiversité des sols, au PNUE. Les projets de restauration ne sont pas des réformes rapides, mais ils apportent, toutefois, un véritable changement durable et fournissent des emplois et aident à lutter contre le changement climatique.

Par ailleurs, les experts du domaine confirment que « la récupération de 200 mille ha dans la région de l’Adrar sera une étape cruciale pour une zone qui endure du changement climatique. Cette évolution n’est pas seulement importante pour la préservation de la biodiversité en Mauritanie, via l’augmentation majeure des zones protégées, mais également pour les communautés bédouines authentiques qui font face aux crises alimentaires et nutritionnelles en raison du changement climatique et de la faible production agricole », explique Sidi Mohamed Ould Lefdal, conseiller gouvernemental dans le domaine de l’environnement.

Il ajoute : « Ce projet est également une réalisation de la gouvernance environnementale et de la restauration de l’environnement ciblant des terres arides dans le nord de la Mauritanie. Or, il est prévu que ce projet renforce de nombreux indicateurs qui ont été élaborés dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique ».

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